Un cygne des temps

26 03 2010
Le cygne blanc

Le cygne blanc

Elle se ballade fière
Au bras d’un cygne blanc
Elle dit « C’est pas un cygne de rivière
C’est un cygne d’étang »

            [F. Cabrel]


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9 responses

26 03 2010
mariedesormes

mais où est donc passé son compère le cygne noir ? … et comment pourrait-on appeler leurs cris à tous les deux ? mais c’est bien sûr que les cygnes …… comme les poules caquettent et les poussions pépient…

26 03 2010
mariedesormes

et puis en lien avec les références, une autre assez jolie je trouve aussi….,

Le cygne de Sully Prudhomme

Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l’onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d’avril qui croulent au soleil ;
Mais, ferme et d’un blanc mat, vibrant sous le zéphire,
Sa grande aile l’entraîne ainsi qu’un blanc navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d’acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d’ombre et de paix,
Il serpente, et, laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d’une tardive et languissante allure.
La grotte où le poète écoute ce qu’il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,
Lui plaisent ; il y rôde ; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule.
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l’azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu’il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.

Puis, quand les bords de l’eau ne se distinguent plus,
A l’heure où toute forme est un spectre confus,
Où l’horizon brunit rayé d’un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l’air serein leur bruit,
Et que la luciole au clair de lune luit,
L’oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d’une nuit lactée et violette,
Comme un vase d’argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l’aile, entre deux firmaments.

26 03 2010
Emmanuel DESVIGNE

@mariedesormes : oh, merci pour ce poème… qui m’était inconnu ! 🙂

27 03 2010
Firenze

Quand j’étais gamine, j’aimais bien qu’on me raconte ‘le vilain petit canard’, tu te souviens en quoi il se transforme ?
l’est beau ton cygne Manu. on se balade pas mal avec toi …

27 03 2010
Emmanuel DESVIGNE

Moi, je l’avais en 45 tr l’histoire du vilain petit canard (avec le p’tit livre qui va avec). Avec évidement la musique de Tchaïkovski à la fin (le lac des cygnes), et il me semble, du Grieg au début de l’histoire. C’étaient surtout ces musiques qui m’ont marquées à l’époque, plus que l’histoire… mais bon, on me pardonnera, j’étais djeunz… 😉

27 03 2010
Firenze

J’avais le disque aussi, après (probablement marre d’avoir à me le lire). C’est l’histoire surtout qui m’interpellait, c’était plein d’espoir pour le vilain petit canard que j’étais ….

27 03 2010
Emmanuel DESVIGNE

@Firenze: toi, un vilain petit canard ? J’ai du mal à me faire à l’idée…

27 03 2010
Firenze

et pourtant ….

27 03 2010
Emmanuel DESVIGNE

@Firenze : tu n’y connais rien, c’est joli un canard… 😉

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